Jouons un peu
(Je n'ai que ça à faire? Affirmatif, je n'ai que ça à faire.)
22 titres de films (aux traductions plus ou moins approximatives) se cachent dans ce texte, saurez-vous les retrouver?
Bienvenue au printemps dans toute sa gloire, déroulant son ciel d'un bleu parfait. Me promenant au jardin du Luxembourg, humant les parfums de pain et de roses, je fais mine d'être plongée dans une réflexion philosophique du style "être ou ne pas être?" quand me bouscule une imposante dame en velours bleu. Elle me tire de mon rêve où les heures passaient sur moi, allongée sur une plage, occupée à contempler une planche à voile brisant les vagues. Où localiser ce songe? Au Brésil probablement. Je repars dans mon monde imaginaire mais "Balle de match!", je me retrouve au beau milieu d'une partie de badmington sauvage. Le volant s'approche, plus près, encore plus près, avant d'être renvoyé et de revenir, brillant, chatoyant et...dangereux! Eborgnée, je m'éloigne, pas du tout disposée à l'amour pour mon prochain tandis que rient les gamins autour de moi. Pfff, sales petits bourgeois, regardez celui-là, il se prend pour qui, le roi de New-York?
En sortant du jardin, décidément peu propice à la rêverie, j'assite à une altercation entre un chauffeur de taxi et une dizaine de personnes à propos d'un garçon qui traversait en-dehors des clous, garçon que le chauffeur a failli renverser. Un peu déçue qu'il l'ait raté (l'amour en fait, n'est pas réellement ma qualité prédominante), je manque de rentrer dans une beauté américaine débordante de graisse qui me gratifie d'un reniflement méprisant. Oui, la France, c'est mieux quand on n'a pas de relation française. Conclusion logique d'une journée ratée, la nuit va tomber, l'air se rafraîchit et après une journée de soleil, de désirs avortés et de cohue, les fleurs, brisées de fatigue, meurent comme autant de suicides de vierges.
22 titres de films (aux traductions plus ou moins approximatives) se cachent dans ce texte, saurez-vous les retrouver?
Bienvenue au printemps dans toute sa gloire, déroulant son ciel d'un bleu parfait. Me promenant au jardin du Luxembourg, humant les parfums de pain et de roses, je fais mine d'être plongée dans une réflexion philosophique du style "être ou ne pas être?" quand me bouscule une imposante dame en velours bleu. Elle me tire de mon rêve où les heures passaient sur moi, allongée sur une plage, occupée à contempler une planche à voile brisant les vagues. Où localiser ce songe? Au Brésil probablement. Je repars dans mon monde imaginaire mais "Balle de match!", je me retrouve au beau milieu d'une partie de badmington sauvage. Le volant s'approche, plus près, encore plus près, avant d'être renvoyé et de revenir, brillant, chatoyant et...dangereux! Eborgnée, je m'éloigne, pas du tout disposée à l'amour pour mon prochain tandis que rient les gamins autour de moi. Pfff, sales petits bourgeois, regardez celui-là, il se prend pour qui, le roi de New-York?
En sortant du jardin, décidément peu propice à la rêverie, j'assite à une altercation entre un chauffeur de taxi et une dizaine de personnes à propos d'un garçon qui traversait en-dehors des clous, garçon que le chauffeur a failli renverser. Un peu déçue qu'il l'ait raté (l'amour en fait, n'est pas réellement ma qualité prédominante), je manque de rentrer dans une beauté américaine débordante de graisse qui me gratifie d'un reniflement méprisant. Oui, la France, c'est mieux quand on n'a pas de relation française. Conclusion logique d'une journée ratée, la nuit va tomber, l'air se rafraîchit et après une journée de soleil, de désirs avortés et de cohue, les fleurs, brisées de fatigue, meurent comme autant de suicides de vierges.
Libellés : printemps
